Les imprimantes 3D c’est bien, mais il faudrait arrêter d’exagérer…

Voilà maintenant plusieurs années que je lis et que j’écoute des gens parler de l’impression 3D. Lorsque cette technologie n’est pas la nouvelle révolution industrielle, elle s’annonce comme «une révolution comparable à celle d’internet». Quoi qu’en disent les fabricants d’imprimantes 3D – et les quelques industries qui naîtront sûrement dans son sillon – il serait peut-être le temps de se calmer le pompon.
Les imprimantes 3D sont des appareils de moins en moins dispendieux, qui permettent de produire des formes de plastique assez rapidement, et pour beaucoup moins cher qu’auparavant.
Ces «impressions 3D» permettent aux grandes compagnies de fabriquer leurs prototypes plus rapidement, aux petites entreprises naissantes de montrer leurs idées à une fraction du prix habituel, et à des entrepreneurs créatifs de se lancer en affaires en fabricant des étuis à téléphones, des accessoires originaux, des fusils en plastique (!) etc.
Pour l’instant, les imprimantes 3D coûtent encore quelques milliers de dollars, et les impressions ne sont pas des plus jolies, mais on peut facilement assumer que ce prix diminuera et que la qualité des objets imprimés augmentera. D’ailleurs, si les produits imprimés en 3D vendus aujourd’hui frôlent généralement la babiole, on peut imaginer qu’il sera possible à terme de créer des objets beaucoup plus intéressants.
Je suis un enthousiaste technologique. En général, j’aime les nouvelles technologies, et je crois que dans ce cas-ci, l’impression 3D apportera beaucoup de bonnes choses aux designers et aux entrepreneurs. Au grand public? J’en suis moins convaincu, mais on peut quand même imaginer quelques répercussions indirectes intéressantes.
Par contre, comparer l’impression 3D à la révolution industrielle ou à l’arrivée d’internet – comme c’est constamment le cas dans les médias – m’apparaît complètement exagéré.
L’internet n’a pas seulement facilité et rendu certaines technologies plus accessibles. L’internet a complètement chamboulé la vie des gens et révolutionné une quantité incroyable d’industries, en plus de permettre la création de nouveaux marchés, le tout, en quelques années seulement (et ce, pour le meilleur et pour le pire).
La révolution industrielle, elle, a complètement changé les moyens de production, surtout au 19e siècle. Pour certains, c’est à partir de là que la classe populaire a finalement vu ses moyens augmenter.
D’un côté, deux «révolutions», qui ont marqué – ou qui marqueront – la transition d’une époque à une autre. De l’autre? Une technologie intéressante, qui permettra à plusieurs personnes de s’enrichir et à d’autres déjà riches de faire plus de profits. Et avec un peu de chance, à quelques idées de voir le jour, des idées qui n’auraient peut-être pas pu être réalisées auparavant.
C’est très bien, l’impression 3D. Mais de là à comparer cette technologie à l’internet ou à la révolution industrielle, il y a certainement un pas qu’il faudrait cesser de franchir.

Je crois qu’il est encore un peu tot pour se prononcer, l’internet a pris quand meme un certain temps avant d’avoir un impact dans nos vie. Il n’etait pas tres utile au depart alors que ca prenait 2-3 minutes pour charger une page. Il a fallu une certaine masse critique avant de s’incruster dans nos vie / nos habitudes.
Je pense qu’il en sera de meme pour l’impression 3D.
J’ai une switch de lumiere chez moi dont le boutton est disparu, j’imprimerais bien juste le bouton au lieu de changer la switch au complet.
@Dominic: ceci étant dit, on pouvait quand même voir le potentiel de l’internet à l’époque, qui était à mon avis plus grand que celui de l’impression 3D, même en considérant les améliorations qui seront forcément apportées à la technologie au cours des prochaines années.
Je suis tout à fait d’accord avec vous Maxime. Ã�a fait un bout de temps que j’ai le même genre de réflexion à propos de imprimantes 3D grand public à savoir « Pourquoi tout ce buzz autour d’une technologie réservée à un marché assez spécialisé ».
Outre les entreprises, les maisons d’enseignement, les étudiants, les bricoleurs enthousiastes et quelques geeks, qui voudra utiliser et encore plus acheter un tel équipement. Quand bien même je pourrais me procurer une imprimante 3D potable à prix modique, qu’est-ce que j’en ferais? Et cela même si j’ai étudié en mécanique et en automatisation industrielle et que j’ai étudié et/ou travaillé sur des équipements connexes (CAD/CAM, CNC, CMM). Alors j’imagine qu’il en est de même pour 99,5 % de la population.
Ouille, les accents de mon commentaire précédent sont fudgés! Je tente republier.
Je suis tout à fait d’accord avec vous Maxime. Ã�a fait un bout de temps que j’ai le même genre de réflexion à propos de imprimantes 3D grand public à savoir « Pourquoi tout ce buzz autour d’une technologie réservée à un marché assez spécialisé ».
Outre les entreprises, les maisons d’enseignement, les étudiants, les bricoleurs enthousiastes et quelques geeks, qui voudra utiliser et encore plus acheter un tel équipement. Quand bien même je pourrais me procurer une imprimante 3D potable à prix modique, qu’est-ce, j’en ferais? Et cela même si j’ai étudié en mécanique et en automatisation industrielle et que j’ai étudié et/ou travaillé sur des équipements connexes (CAD/CAM, CNC, CMM). Alors j’imagine qu’il en est de même pour 99,5 % de la population.
Ouille, les accents de mon commentaire précédent sont toujours fudgés! Je tente encore republier.
Je suis tout à fait d’accord avec vous Maxime. Ã�a fait un bout de temps que j’ai le même genre de réflexion à propos de imprimantes 3D grand public à savoir « Pourquoi tout ce buzz autour d’une technologie réservée à un marché assez spécialisé ».
Outre les entreprises, les maisons d’enseignement, les étudiants, les bricoleurs enthousiastes et quelques geeks, qui voudra utiliser et encore plus acheter un tel équipement. Quand bien même je pourrais me procurer une imprimante 3D potable à prix modique, qu’est-ce, j’en ferais? Et cela même si j’ai étudié en mécanique et en automatisation industrielle et que j’ai étudié et/ou travaillé sur des équipements connexes (CAD/CAM, CNC, CMM). Alors j’imagine qu’il en est de même pour 99,5 % de la population.
Rien n’y fait pour les accents. Sorry!
@sylvain: haha, pas de problème!
Il y a pas si longtemps, un certain Ballmer riait des iPhone… On se demandait ce qu’on allait faire avec des tablettes? Les réseaux sociaux, c’était juste une mode…
On pourrait être surpris, mais je doute, moi aussi, que ça devienne quelque chose qui soit dans toutes les maisons.
@Leko: je ne dis pas que les imprimantes 3D seront un échec. Au contraire, je crois qu’elles ont beaucoup de potentiel dans plusieurs milieux.
Mais même avec une imprimante 3D par maison, on serait bien loin de la révolution industrielle et de l’internet, alors que les comparaisons avec ces derniers sont archi fréquentes.
Ce sont ces comparaisons que je n’aime pas, pas la technologie en question.
Oui ça fait des années que ces machine sont utilisées en industrie. C’est même très bien implanté. En ce qui concerne les machines personnelles, nous en sommes au tout début. Auront-elles un impact comparable à la révolution industriel ou à internet, je ne sais pas… probablement pas, mais elles risquent certainement de changer notre rapport à la consommation. Pensez-y, toutes ces choses que l’on jette au lieu de les réparer, parce que nous ne pouvons pas avoir de pièces de rechange, maintenant c’est possible. Touts les bidules made in China qui étaient considérés à jeter après utilisation, maintenant ils se réparent et on peut en produire chez soi.
Je suis designer industriel et j’utilise régulièrement l’impression 3D depuis 2006. C’est très pratique pour valider des concepts dessiner en 3D. On a beau avoir une bonne perception spatiale mais avec ça fait tout la différence! Ça sauve du temps et de l’argent! Et nos clients sont contents.
Je trouve toutefois, que l’impressions 3D est surestimée actuellement comme si c’était une nouvelle révélation, une récente technologie. Les débuts de l’impression 3D remonte à plus de 20 ans… Avant on appelait ça de la stéréolitographie ou SLA. C’était un des premiers procédés d’impression 3D.
Je vous suggère la lecture du livre « Makers » de Chris Anderson. Il y parle de la nouvelle révolution industrielle. On y compare les actuelles imprimantes 3D aux premières imprimantes couleurs (2D) du début des années 80! Je crois que le meilleur reste à venir en terme de précision, de vitesse ET de solidité. La solidité est un problème important. Enfin, le coût unitaire est encore prohibitif et ne permet pas d’amortir les coûts en tentant une production plus importante.
La révolution industrielle à venir: c’est la combinaison du numérique c’est-à-dire le dessin 3D par ordinateur tout le monde, jumelé à l’internet comme courroie de transmission des données 3D vers les imprimantes 3D ou fournisseurs de services impressions 3D de mieux en mieux équipés pour produire des quantités en volume de micro-production des produits de niches personnalisés. Et cela devrait accentuer la production locale. Les coûts des moules d’injections pour les pièces plastiques de la plupart des objects de notre quotidien sont encore prohibitifs pour des PME et TPE.
L’Impression 3D a déjà commencé a démocratiser la possibilité de créer des nouveaux produits sans pour autant devoir être propriétaire d’une usine de fabrication ou devoir passer devant la banque. Aujourd’hui avec un prototype 3D vous pouvez convaincre des investisseurs, manufacturiers et acheteurs avant d’investir une fortune comme avant. D’ailleurs, c’est aussi pourquoi les plateformes de sociofinancement comme Kicstarter sont populaires.
Et oui, un jour, on va imprimer directement depuis la maison la pièce défectueuse à partir d’une fichier 3D de la compagnie XYZ qui sera accessible en ligne…